Le stress se définit comme une réaction de notre organisme face à un danger, qu’il soit physique ou psychologique. En effet, c’est une réponse naturelle qui permet de faire face aux menaces.
Tout d’abord, les sources du stress sont variées : maladie, problème financier, accident, Pression au travail, mésentente familiale, évènement familial, environnement… Ces « agents stresseurs » peuvent être perçus avec plus ou moins d’intensité selon la sensibilité de chacun et nous pouvons cumuler aussi plusieurs sources de stress en même temps.
Par ailleurs, si le danger est occasionnel, la rencontre inopinée avec un serpent par exemple, notre organisme va produire l’adrénaline qui donne la force d’affronter ou de s’écarter du danger. Ensuite, la situation redevient normale. C’est ce qu’on appelle le stress aigu.
En revanche, si « l’agent stresseur » demeure dans la vie sur une plus longue période, par exemple la pression au travail, nous entrons en stress chronique et le corps cherche à résister. Tant que la menace est présente, cette phase de résistance perdure. Cette phase se termine soit par la disparition du danger, soit par l’épuisement après avoir dépensé les réserves du corps.
Pour résister au stress et s’adapter, le corps fabrique le cortisol, hormone du stress dont le taux s’élève et devient excessif. Cette hormone stéroïdienne est produite par les glandes surrénales. Le système de résistance au stress s’appelle « axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ». Mais l’excès de cortisol modifie l’environnement interne du corps.
En effet, le stress chronique est un facteur de vulnérabilité aux maladies chroniques. D’après l’OMS, d’ici 2030, les problématiques liées au stress deviendront les plus répandues. Les dommages du stress chronique sont multiples. Il peut engendrer des maladies cardiovasculaires, une dérégulation hormonale, de l’ostéoporose par perturbation de l’absorption du calcium, des problèmes digestifs et dysbiose, des problèmes neuropsychiatriques avec perte de neurones et perte de neuroplasticité cérébrale, une baisse de l’immunité et problème inflammatoire, une fonte musculaire, une perturbation de la glycémie, une action épigénétique avec changement de l’expression de certains gènes…
D’abord et avant tout, il convient de repérer les agents stresseurs et faire un travail pour les neutraliser : travail d’introspection ou mieux être accompagné par un psychothérapeute.
En naturopathie, voici les actions à mettre en place en complément :
1- Réglage alimentaire :
2-Une bonne hygiène de vie :
Je vous propose une plante adaptogène : l’ashwagandha ( Withania somnifera), ginseng indien ou cerise d’hiver.
C’est une plante originaire de l’Inde et connu en médecine ayurvédique.
Elle fait l’objet de nombreuses recherches et de publications scientifiques. Par exemple, une étude sur 558 personnes montre que l’ashwagandha prise quotidiennement à raison de 300mg minimum, sur une durée de 30 à 90 jours apporte des résultats significatifs sur la diminution du stress et la baisse du cortisol. *
Cette plante contient des lactones stéroïdiennes avec une forte concentration de withanolides qui permettront de :
Cette plante peut donc contrer la plupart des effets délétères du stress chronique dans l’organisme ; elle ramène aussi l’équilibre et favorise l’homéostasie.
Cette plante est commercialisée sous forme de gélules.
* Etude : « Effets de l’ashagandha sur le stress et l’anxiété : revue systématique et méta analyse » Pubmed
Article écrit par Nicole Gallouet
Psychologue clinicienne, Naturopathe Hildegardien et formatrice au sein de l’Institut Hildegardien
Cabinet : 20 rue Souchu Servinière – 53000 Laval