Bien dormir avec Hildegarde

En son temps, Hildegarde mentionnait déjà l’importance de l’équilibre veille – sommeil, l’un des piliers actuels de la naturopathie moderne.

Si le mode de vie de nos ancêtres semblait éprouvant, le nôtre, bien qu’incomparable, présente lui aussi son lot de déséquilibres : stress chronique, dévitalisation de nos aliments, flux d’informations négatives, exposition aux ondes électromagnétiques… Bien des tendances qui ne nous inspirent ni le repos, ni l’écoute, ni la reconnexion avec nous-même.
Or, ce repos est bel et bien nécessaire. Et nous le savons : qui n’a jamais goûté à la pénibilité d’une journée issue d’une nuit trop courte ? Nous nous sentons irritable, notre clarté d’esprit est réduite et notre vitalité en peine… Nous devinons alors que sur le long terme, cet état de fatigue n’est pas viable pour mener une vie lumineuse et épanouie.

Mais alors, pourquoi se sent-on en forme après une nuit complète de sommeil ?
L’enfant dort pour se construire et l’adulte pour se reconstruire. Et ce temps de repos présente de multiples bénéfices : il veille à notre équilibre psychique, à la régénération de nos cellules, au développement de notre immunité, à notre fécondité, à l’équilibre de notre glycémie. Il agit également comme frein à notre vieillissement cellulaire.

Aucun complément alimentaire, aliment, aucune plante, ne sont capables à eux-seuls de réaliser l’ensemble de ces fonctions. C’est pourquoi, en naturopathie, nous aimons rappeler l’importance de cette pratique fondamentale, accessible au plus grand nombre, et que chacun peut faire le choix de valoriser dans son quotidien. D’ailleurs, l’automne est une saison propice pour se reconnecter à nos besoins profonds ; le soleil se couche plus tôt et, si nous écoutons bien, nous sommes invités dès lors à plus de calme, de paix, de repos.

Bien dormir, oui, mais comment faire ?
Certaines personnes peinent à dormir les huit à neuf heures conseillées par nuit. Voici quelques bases pour favoriser le sommeil et sa qualité.
Sur le plan alimentaire, notre organisme présente des besoins auxquels nous pouvons facilement répondre. Les châtaignes et les amandes, déjà mises à l’honneur lors d’un précédent article, présentent ici de nouveau un intérêt pour leur teneur en magnésium et vitamine B. Les algues, l’épeautre non hybridé, les œufs coques, les noix, la laitue et les céréales non raffinées sont également à privilégier. Et n’oublions pas les aliments riches oméga 3 : petits poissons gras, la mâche, les graines de chia, les huiles de colza, chanvre, noisette, et noix.
Le soir, nous sommes invités à dîner léger (au minimum deux heures avant le coucher). Et plus tôt dans la journée, à limiter les excitants (tabac, thé, café, chocolat). Nous pouvons les remplacer par tout ce qui va favoriser la détente : la marche, la gym douce, les exercices de respiration, la prise de tisanes …
En journée, il est également important de s’exposer à la lumière naturelle. Elle joue un rôle majeur dans l’équilibre de notre rythme circadien. Captée par notre rétine, l’information lumineuse va influencer nos neurotransmetteurs pour accompagner notre organisme vers le sommeil à mesure que l’intensité lumineuse décroît.

Les solutions existent toujours face à un sommeil difficile. Il faut simplement trouver la combinaison adaptée à notre terrain et introduire plus régulièrement dans notre vie des temps de détente, de respiration, de lâcher prise, qui nous reconnectent à notre présent, à ce que nous sommes.

Marie-Louise GROGNET
Naturopathe et formatrice à L’INSTITUT HILDEGARDIEN.

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